Amistad Philippines 2017-2018

Dû à une situation incertaine au niveau de la sécurité aux Philippines, le projet est en suspend pour la saison 2017-2018.

 

Philippines, Little Baguio

Responsables: Jean-Yves Perreault et Sylvie Hallé

On doit obligatoirement avoir vécu l’expérience de solidarité au Guatemala pour être accepté à des projets associés.

Pour vous inscrire à l'un ou l'autre des projets associés, cliquez ici.

La sélection des bénévoles pour la saison 2017-2018 est terminée.

 

Le village de Little Baguio est situé dans l’île de Mindanao, à environ 150 km au sud de Davao. Le village d’environ 1 000 habitants est entouré de montagnes et de rizières. Les participants vivront et travailleront en étroite collaboration avec la population locale. Les services offerts sont limités à quelques dépanneurs. Pas de restaurants, cinémas, magasins à grandes surfaces, etc.

 

Le Projet Philippines a pris son envol le 10 janvier 2017 lorsque le premier groupe de 5 participants quitte le Québec pour les Philippines.

 

Après 18 heures de vol nous atterrissons à Manille, la capitale, pour un court séjour afin s’acclimater au décalage horaire et à la chaleur. La visite des attraits de la capitale est au programme tel que Intramuros et le Fort Santiago, vestiges de la colonisation espagnole, l’île de Corregidor située dans la baie de Manille, le quartier chinois etc. Au jour 6, un vol de 2 heures nous mène à Davao au sud du pays. Le Père Pierre Samson de la Société des Missions Étrangères nous accueille et nous conduit à Malita après 3 heures de route. Pour la dernière section (50 kilomètres), on doit utiliser un 4 X4 dans un chemin de montagne.

 

Little Baguio est un petit village où nous résiderons 3 semaines. Situé dans un immense cratère de volcan, le village est entouré de rizières et de montagnes. Le Père Samson y réside et travaille avec son équipe de 6 permanents au service de la population locale dont plusieurs familles démunies vivants dans les montagnes. Le village ne possède pas de service de téléphone ni d’internet. Pour capter un réseau nous devons utiliser une jeep pour se rendre au sommet d’une montagne. De là nous pouvons nous brancher à un réseau et avec beaucoup de patience lire nos courriels, définitivement pas l’endroit pour télécharger un film ! Un système de radio très efficace est utilisé pour communiquer entre les villages environnants. En cas d’urgence médicale, la clinique du village et un hôpital à Malita auraient pu prodiguer les premiers soins. Il y a bien quelques commerces au village mais pas de restaurant, cinéma, coiffeur etc. Les habitants ont un engouement pour le karaoké et le billard comme dans de nombreux pays d’Asie. Vu l’absence d’insonorisation la musique et les chants tonitruants résonnent dans le village. Un règlement municipal oblige l’arrêt à 21h.

 

L’hébergement offert est au deuxième étage d’une construction récente. Cette structure sert en priorité à des jeunes moines en formation. Nous logeons dans des chambres individuelles et partageons une douche et une toilette. Tous les repas sont pris avec l’équipe du Père Samson dans la salle à manger. Pour la nourriture des efforts ont été faits pour nous accommoder mais le riz et les légumes sont omni présents. La nourriture était suffisante mais répétitive, le lait et autres produits laitiers étaient quasi inexistants. À quelques occasions, nous avons participé, au grand plaisir de nos hôtes, à la préparation du souper sur un feu alimenté aux épis de maïs.

 

Le projet consiste à construire une maison pour une famille démunie qui habite en montagne. L’accès au chantier nécessite une marche d’environ une heure matin et après midi. Le père de famille, Botol, est malvoyant. Les matériaux utilisés sont le bois et le bambou avec un toit de tôle. Le ciment est utilisé pour les piliers qui étaient prêts à notre arrivée et aussi pour une partie du plancher. Un deuxième chantier, de moindre envergure, fut la peinture d’une résidence pour étudiants située en face de notre hébergement.

 

Aucun incident n’a marqué notre séjour.Une balade à la mer qui devait initialement durer une nuit s’est prolongée involontairement. À cause de la pluie abondante un éboulis a coupé la seule route d’accès au village. Notre sortie a donc duré 2 nuits de plus que prévu. La pluie a aussi provoqué le bris de poteaux et conduit à une panne électrique de 7 jours consécutifs. Une génératrice procure l’éclairage requis en soirée et la cuisinière utilise un feu de bois. La pluie a obligé l’achat de bottes en caoutchouc et a aussi procuré quelques jours de congé inattendus tellement les sentiers étaient impraticables.

 

Une fête à la nouvelle maison avec la famille de Botol et leurs voisins a souligné la fin du séjour. En soirée les jeunes qui résident au « Seminar house » nous ont invité pour un souper suivi d’un spectacle ou les chants et danses traditionnelles étaient à l’honneur.

 

À la fin de notre séjour à Little Baguio une rencontre conjointe entre les 5 membres de CASIRA, le Père Samson et son équipe a permis l’évaluation du projet. Dans l’ensemble tous sont très satisfaits de cette expérience. Par contre quelques ajustements sont requis. Nous avons convenu de partager avec le Père Samson les habiletés et intérêts des membres du second groupe afin de mieux identifier les projets que nous pourrions entreprendre en février 2018. De plus, compte tenu de la population du village, environ 800 personnes, de la disponibilité d’hébergement et la particularité du transport nous avons convenu que le nombre idéal de participants par groupe serait de 5 candidats. Toute augmentation du nombre donnerait l’impression que nous prenons d’assaut ce petit village et de plus créerait des problèmes majeurs tant au niveau du transport que de l’hébergement.

 

L’évaluation faite par les participants de CASIRA est très positive avec une note plus faible au niveau des visites culturelles. Les Philippines offrent bien quelques attraits touristiques tel que l’île de Palawan pour le corail et la plongée sous-marine et le nord de l’ile de Luçon pour les rizières en terrasses. La distance empêche d’inclure ces endroits dans les visites culturelles. Lors du second séjour, prévu pour février 2018, nous ferons des recherches pour varier les visites durant le séjour dans la capitale et les environs.

 

Pour ceux et celles qui aimeraient prolonger leur séjour aux Philippines un visa est requis pour un séjour de plus de 30 jours. Des formalités couteuses (formulaires notariés) sont exigées. Si vous désirez découvrir d’autres pays d’Asie la compagnie d’aviation « Philippines Airlines » offre des vols vers le Vietnam, le Japon, la Chine, l’Australie, l’Indonésie et la Papouasie.

 

Groupe

Limité à 6 participants

Dates de séjour

Janvier - février 2018 (dates précises à déterminer)

Hébergement

Manille et Davao : hôtel (chambres doubles)

Little Baguio : 2e étage d’une maison, chambres individuelles, douche (eau froide seulement), salon privé

Transport

Vol interne Manille – Davao – Manille

Mini-van et véhicules 4 roues motrices pour « monter » à Little Baguio

Marche (parfois dans les montagnes) pour se rendre au chantier

Chantiers

Construction de maisons pour des familles défavorisées (matériaux légers tels que bois et bambou)

Peinture des murs extérieurs et entretien de la résidence d’étudiants

Repas

Manille et Davao : Restaurants

Little Baguio : Partagés avec l’équipe locale. Nourriture suffisante, mais répétitive

Communications

N’est pas desservi par le réseau téléphonique ni internet. Possibilité de capter un réseau au sommet d’une montagne environnante (10 km en moto).

Visites culturelles

Manille (capitale) et environs au début du séjour

 

 

Le coût de la participation, par personne, est d’environ 3 929 $. Un reçu de bienfaisance sera remis pour fins d’impôts si la démarche annoncée est suivie.

Cadre financier$
Billets d'avion± 1 850
Frais de séjour (38$ x 28 jours)1 064
Cotisation de membre10
Frais d'inscription40
Contribution CNESST25
Journée d'information40
Don au projet400
Grand total pour 28 jours± 3 429

NB: Certaines dépenses préparatoires peuvent être reconnues pour un reçu de bienfaisance. Veuillez suivre à la lettre les indications du formulaire que les responsables de projet vous fourniront.

 

Le séjour est planifié sur 28 jours afin d’éviter les formalités et les frais de visa. Un visa est obligatoire pour un séjour excédant 30 jours.

 

Pour plus de détails communiquer par courriel à l’adresse ci-bas.

 

Sylvie et Jean-Yves

casira.philippines@gmail.com

(par courriel seulement)